Conformément aux indications données par la
Commission dans sa communication sur la
Position Commune au Parlement européen (12/07/06), le document intitulé
« REACH revised legislative financial statement » fournit des
informations « financières », notamment sur le budget de l'Agence.
Ce budget sera en partie alimenté par les redevances que les déclarants
devront verser à l’Agence lors du dépôt d’un dossier (enregistrement,
autorisation, notification d’activités de recherche et de développement
axées sur les produits et les processus…).
Les redevances seront définies
dans un règlement de la Commission adopté au plus tard
le
1er juin 2008.
Les montants provisoires de ces
différentes redevances sont donnés ci-après.
REDEVANCE
| Bande de tonnage |
Redevance de base (€) |
| 1 – 10 t/an |
Exempté de redevance article 74 |
| 10 – 100 t/an |
3 257 |
| 100 – 1000 t/an |
8 842 |
| >1000 t/an |
24 000 |
Le déclarant doit payer une redevance, intégralement s’il se
déclare seul. Il bénéficie d’une réduction d’un tiers de la redevance
s’il est membre d’un consortium d’entreprises, de 25% s’il s’agit d’une
PME.
L'évaluation
Un des objectifs majeurs de
REACH étant de mieux appréhender les dangers
et mieux maîtriser les risques liés aux substances dangereuses, un
processus d’évaluation est mis en place. C’est l’outil de contrôle de l’
Agence.
L’évaluation des dossiers
L’évaluation du dossier d’enregistrement comprend le contrôle de la conformité des enregistrements et
l’examen des propositions d’essai des fabricants et importateurs.
L’
Agence vérifie le caractère complet de chaque dossier d’enregistrement de
manière automatique, et un certain nombre d' enregistrements par fourchette de quantités
sont contrôlés de façon plus approfondie par l’Agence.
L’Agence contrôle prioritairement un dossier d’enregistrement qui remplit au moins
l’un des trois critères suivants :
- une partie des informations qu’il contient
n’a pas été soumise conjointement.
- il n’est pas conforme.
- il concerne une substance mentionnée dans le plan d’action continu communautaire.
Une priorité est également donnée aux propositions d’essais pour les substances les plus préoccupantes.
L’évaluation des substances
L’Agence établit un plan d'action continu communautaire pour une période de
trois ans, qui indique les substances qui doivent être évaluées chaque
année. Ces substances prioritaires seront déterminées selon une
approche fondée sur le risque.
Le premier projet de plan d'action continu sera présenté
par l’Agence aux Etats membres au plus tard le
1er décembre 2011.
En outre, l'Agence présentera chaque année aux États membres, le
28
février au plus tard, des projets de mise à jour du plan d'action
continu.
Publication des informations concernant l'évaluation
Au plus tard le
28 février de chaque année , l'Agence publie sur son site
Internet un rapport sur les progrès réalisés au cours de l'année
précédente en ce qui concerne l'évaluation. Ce rapport comprend
notamment des recommandations aux déclarants potentiels afin
d’améliorer la qualité des futurs enregistrements.
Autorisation
Principe
La procédure d’autorisation est indépendante
de la procédure d’enregistrement. En particulier,
l'autorisation est requise sans seuil minimum de
quantité fabriquée ou importée.
Toutes les substances considérées comme extrêmement préoccupantes
selon l’article 57 ne pourront, une fois qu'elles auront été incluses dans une
liste située à l'annexe XIV, être utilisées, fabriquées ou importées sans
autorisation préalable de l’Agence.
Ceci marque une grande différence par rapport au système jusqu’alors en
vigueur au sein de l’Union européenne et qui prend fin au 1er juin 2007.
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Toute utilisation d’une
substance extrêmement préoccupante incluse à l'annexe XIV qui n’est pas autorisée est interdite
Toute substance non pré-enregistrée ne pourra bénéficier de l’étalement du calendrier d’enregistrement (dit régime transitoire).
Ce ne sont pas des substances en tant que telles qui sont autorisées, mais des utilisations particulières de ces substances.
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Objectifs de l’autorisation
Les objectifs de l'autorisation sont multiples :
- garantir que les risques des substances extrêmement préoccupantes
sont valablement maîtrisés tout au long du cycle de vie ;
- faire en sorte que ces substances soient progressivement remplacées
par d’autres substances ou l’emploi de nouvelles technologies
lorsque celles-ci sont économiquement et techniquement disponibles
et viables.
Pour chaque scénario d'exposition, le risque pour les
personnes et l'environnement peut être considéré comme étant
valablement maîtrisé au cours du cycle de vie de la substance, si :
- les niveaux d'exposition estimés ne dépassent pas la DNEL ou la PNEC
pertinente
et
- la probabilité et la gravité d'un événement qui se produirait à cause des
propriétés physicochimiques de la substance sont négligeables.
Quelles sont les substances concernées ?
Il s’agit des substances dites extrêmement préoccupantes, c’est à dire
principalement :
- les substances CMR catégorie 1 et 2 ;
- les substances Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques (PBT) ;
- les substances très Bioaccumulables et très Persistantes (vBvP) ;
- les perturbateurs endocriniens.
L'Agence formulera sa première recommandation concernant les
substances extrêmement préoccupantes à inclure en priorité dans
l'
annexe XIV au plus tard le
1er juin 2009.
L'Agence formulera d'autres recommandations au moins tous les deux ans en vue d'inclure d'autres
substances dans l'
annexe XIV .
Les substances inscrites à l'
Annexe XIV sont classées en deux groupes
distincts selon la possibilité de maîtriser valablement le risque (substances
avec seuil de dangerosité) ou l’impossibilité de maîtrise (substances sans seuil
de dangerosité).